Réussir son projet de réhabilitation énergétique

28 Mar 2026 | Actualités

Les médias vous inondent d’informations sur les enjeux de la rénovation énergétique. Concrètement, très peu de travaux sont réalisés.
Par notre expérience, nous avons constaté qu’il y a un obstacle important rencontré par le syndic pour voter de tel chantier : le dossier en amont est mal ficelé, ce qui amène des difficultés pour les propriétaires à les financer.

Auparavant pour effectuer un ravalement, c’était assez simple. Nous réalisions un audit de la pathologie de l’immeuble, ensuite nous procédions à un appel d’offre auprès de trois sociétés puis les travaux étaient votés en assemblée générale.

Pour engager une réhabilitation d’un bâtiment, nous avons compris qu’il convient d’adopter une autre stratégie.

 

Aujourd’hui, pour faire voter un tel projet, il faut une coordination de quatre intervenants :

• Un diagnostiqueur thermique

Il faut établir un audit spécifique pour permettre d’identifier les sources de gaspillage d’énergie du bâtiment et proposer des solutions pour y remédier.

• Un architecte DPLG spécialisé dans ce domaine

Il va rédiger un prévisionnel technique du chantier mais sa priorité est de faire un cahier des charges pour faire des économies d’énergie. Il faut obtenir au moins 35 % pour obtenir des aides.
L’architecte va rechercher des économies avec des travaux non visibles. Exemple : changer la VMC, isoler les plafonds des caves, remplacement des volets.

• AMO : Assistance de Maitrise d’ouvrage

Ce prestataire va engager une enquête sociale auprès de l’ensemble des copropriétaires afin d’analyser les capacités d’investissement des ménages.
Il a surtout pour mission de se rapprocher de l’ensemble des financeurs publics (locaux et nationaux) afin d’obtenir toutes les aides financières possibles. Par son travail, il va indiquer à la copropriété combien elle va percevoir de subventions.

Le copropriétaire doit disposer de l’ensemble des informations à savoir le détail des travaux réalisés, le montant des économies du fait de l’isolation du bâtiment et surtout le montant du reste à charge à payer.

En déduisant les subventions du montant des travaux, le copropriétaire dispose ainsi du montant de son reste à charge.

• Le syndic en tant que financier

Sa nouvelle mission est de trouver des solutions pour permettre le financement de ce reste à charge en proposant des crédits (Eco prêt à taux zéro, emprunts collectifs).

Le travail de ces quatre prestataires est très long. Il faut prévoir au minimum un an et 50.000 euros d’honoraires.